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Edito du MaireSeptembre - Octobre 2018

Ces derniers mois deux personnalités majeures de nos institutions nationales sont venues visiter les élus locaux de notre territoire Métropolitain.

Le Premier ministre Édouard Philippe et Gérard Larcher, le président du Sénat.

Ces visites sont l'occasion de décrypter l'actualité politique, de se projeter dans l'avenir. Ces femmes et ces hommes dessinent notre futur et il est intéressant pour nous, élus locaux, d'entendre leurs discours en vue d'anticiper les changements et d'adapter nos politiques locales.

Le Premier ministre est venu en mai présenter le dispositif national qui établit un contrat entre les collectivités et l'état. L'objectif est de mettre en place un contrôle de nos finances locales et plus particulièrement nos dépenses de fonctionnement.

Sur le fond, je vous fais part de mon questionnement quant au rôle de plus en plus prégnant de l'état dans la gestion des collectivités territoriales. A l'inverse des lois Defferre de 1982 qui avaient permis de transférer les pouvoirs décisionnaires vers les entités locales, ce nouveau contrat État-Métropole se rajoute à la suppression de la taxe d'habitation. Ces mesures gouvernementales amènent les collectivités à devenir de plus en plus dépendantes d'une politique centralisée.

De sont côté Gérard Larcher, le président du Sénat, affirmait lors de sa visite du 14 septembre que "la réforme territoriale ne se fera que si les élus locaux sont impliqués" en réaction au refus de l'association des maires de France de siéger à la dernière Conférence Nationale des Territoires.

La maîtrise de la dépense publique doit être une des priorités majeures. Nous nous y sommes engagés à notre échelle communale d'autant plus que nous avons subi une baisse des dotations sans précédent au cours de ce mandat.

A l'échelle de notre Métropole, qui est la plus dynamique au niveau national, je m'inquiète des répercussions à terme sur notre quotidien. En effet, la trajectoire financière métropolitaine est en forte augmentation en raison des effets mécaniques des augmentations des charges de fonctionnement incompressibles mais surtout du fait du dépassement des charges d'investissement.

La question est de savoir quel sera l'impact pour les Braxéens.

Le seul levier dont disposeront les élus du prochain mandat sera celui de la fiscalité, donc un report des charges sur les habitants.

Ma préoccupation va vers les familles les plus défavorisées, voire les classes moyennes qui vont être touchées fortement, une fois de plus, par ces mesures, les forçant à s'éloigner de la périphérie de Toulouse, devenue financièrement inabordable.

Je terminerai cet édito par un propos communal.

Tout au long de l'été les services et les élus ont été fortement mobilisés sur de nombreux chantiers et je vous renvoie aux articles de ce Brax Infos. L'ensemble des personnels a répondu présent et a réalisé un gros travail de préparation des locaux de l'école pour une rentrée réussie. En effet, il a fallu une adaptation des services auprès des enfants et des enseignants dans des locaux plus contraignants en raison des travaux qui sont réalisés en site occupé pour des raisons économiques.

Je remercie à la fois les personnels pour leur professionnalisme et les élus pour leur engagement.

Bonne rentrée à tous et toutes